NØMADISM etc. / Etat des Lieux…

"Parfois, le chemin a parcourir est plus important que le but a atteindre..."

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Nømadism etc.

Assessment #1 (state of affairs) (version francaise en dessous)

We have no other choice but to build a better future. Nostalgia can only bring us to drown ourselves deeper into conservatism and fear, making us mere puppets of a history which writes itself with the exponential speed of the web. Let’s face it, the Towers have fallen and with them many utopias. But new utopias will rise from the ashes and take over. It just might be a bit more difficult this time around.
We have entered the 21st century, naively filled with hopes and pagan fears, without really grasping the paradoxical dimension of a world penetrating its biggest technological and philosophical challenge in its history, yet simultaneously sinking hastily into chaos.
Sure modern prisons are painted white.
But still they remain only walls.
Berlin’s has fallen only to be replaced by ramparts in Israel, Mexico or elsewhere.
World wars are no more. They have become tribal, economical, and technological. But the crises are global.

Africa is still a bloodbath

Asia is still hoping for spiritual osmosis, seeking a new economy meanwhile losing itself in ancestral wars. Its map hacked by machete and its borders traced with tanks.

South America will soon belong to gangs and cartels.

Australia and New Zealand, fearing potential contamination by foreign germs, protect and filter their borders with a fine comb. Not leaving much space for anything other than tourists, students or investors. As far as Aborigenes and Maoris are concerned, it’s a matter of choice between ghettos and gangs or posing for post cards.

Europe was merely built on an economical logic and is nothing more than a myth.

Nevertheless the world is opening up
Low cost airlines have emerged, dissolving the notion of distance, announcing the shifting of nations and the circulation of human masses, humans who are tugging hard at their leashes. All of this required solutions…
The “primal” solution ?
9/11 came and the Twin Towers gone, serving as a pretext to install more regulation and establish new laws limiting mobility. Certainly borders are seemingly opening up, only to better justify more control thus less freedom.
Aren’t the towers simply the symbol of our traumas and nevrosis?

But if you play the game, no problem! Biometric passports, finger prints, eye scan, immigration stamps, files, data, records, intelligence.

You have:
-a credit card
what number?

-social security
what number

-a phone
what number?

-money
how much?

-an address
where?

-a return ticket
where to!?!

Nomadism becomes Vagabondism. Change the term and you change the meaning. From a free man you become a suspect. You become a disturbance for you government which doesn’t know what to do with you. You scare those who are already scared of the future, scared of the unknown, of unemployment, scared of others, of the strange and the strangers, of the young, the black and the yellow.
If you were lucky enough to have been born with a cultural specificity you might end up in a reserve. You’ll finish as a curiosity for future anthropologists. You will be ostracized because you frighten others, for you are rootless, one who doesn’t owe anybody anything, as if there was something free in this world.
Who knows, soon there just might be a tax on spirituality, an organism to control the exchange of ideas.
It has already begun

Almost everybody is an accomplice; since man has traded his dreams for desires our society doesn’t tolerate unprofitable utopias it can’t control.

If we don’t do anything we’ll end up keyword prisoners.

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-état des lieux #1

Nous n’avons d’autres choix que de construire un futur meilleur. La nostalgie ne peut que nous amener à nous enfoncer plus profondément dans le conservatisme et la crainte, à ne devenir que des figurants d’une histoire qui s’écrit a la vitesse du réseau. Il faut se faire une raison, les Tours sont tombées et avec elles beaucoup d’utopies. D’autres utopies viendrons prendront la relève, ça risque juste d’être un peu plus dur.

Nous sommes entrés dans le 21ème siècle, naïvement, remplis d’espoirs et de craintes païennes, sans prendre vraiment la mesure de la dimension paradoxale d’un monde qui entre à la fois dans l’un des plus grands défis technologique et philosophique de son histoire tout en s’enfonçant précipitamment dans le chaos .

Certes, les prisons modernes sont peintes en blanc.
Elles ne sont toujours que des murs.
Celui de Berlin n’est tombé que pour laisser place à d’autres remparts en Israel, au Mexique ou ailleurs.
Et même si les guerres ne sont plus mondiales, mais tribales, économiques, technologiques, les crises, elles, son devenues globales.

L’Afrique est toujours dans un bain de sang.

L’Asie espère toujours faire cohabiter les spiritualité, et se cherche une nouvelle économie tout en se perdant dans des guerres ancestrales. Ses cartes se redécoupent … souvent à coups de serpette, parfois grâce a des chars.

L’Amérique du sud appartiendra bientôt au gangs et aux cartels.

L’Australie et la Nouvelle-Zelande protègent leurs frontières contre le moindre microbe… ce qui laisse peu de place aux humain autres que les touristes, les étudiant ou les investisseurs. Quant aux Aborigènes et aux Maoris, on ne leur laisse pas vraiment le choix entre le ghetto et les gangs ou la décoration de cartes postales.

L’Europe, elle, ne s’est finalement construite qu’autour d’une logique économique. Elle n’est qu’un mythe.

Pourtant le monde s’ouvre.
Des compagnies aériennes low cost sont apparues, faisant disparaitre la notion de distance, annonçant la mobilité des peuples, la circulation des masses humaines qui tirent si fort sur la laisse. Tout cela exigeait des solutions…
La solution “primal”* ?
Toujours est il que 9/11 est arrive et que les twin towers sont tombées, servant de prétexte à l’instauration de plus de contrôles et à la mise en place de lois limitants les déplacements. Certes les frontières en apparence s’ouvrent elles aussi, mais ce n’est que pour mieux justifier les controls a la personne.
Les Tours ne seraient-elles que le symbole de nos traumatismes et de nos névroses ?

mais bon, si vous jouez le jeu pas de problèmes ; passeport biométrique, empreintes digitales, de l’oeil, tampon, dossier, fiche, renseignements.
vous avez :

-une carte de crédit,
quel numéro

-une carte de sécurité sociale,
quel numéro

-un telephone,
quel numéro ?

-de l argent,
combien ?

-une adresse,
où ?

-un billet de retour ?
retour pour ou ?!?

Le nomadisme devient vagabondage. Changez le terme vous changez le sens. D’homme libre de ses mouvements, vous devenez un suspect. Vous embarrassez les gouvernements qui ne savent pas quoi faire de vous. Vous faites peur aux gens qui ont déjà peur de l’avenir, de l’inconnu, de l’autre, de l’étrange, de l’étranger, du jeune, du noir, du jaune, de perdre leur travail.
Si vous avez une spécificité culturelle, vous aurez peut être la chance de finir dans une réserve. Vous serez une curiosité pour les anthropologues du futur. on vous parquera parce qu on aura peur de vous, le sans racine, celui qui ne doit rien.
Comme s’il y avait quelque chose de gratuit dans ce monde.

Il y aura bientôt même des taxes sur la spiritualité, un organisme de contrôle des échanges de pensées.

c’est déjà entrain de se passer…

presque tout le monde est complice ; depuis que l’homme a échangé ces rêves contre des envies, nos sociétés ne supportent plus les utopies qu’elles ne contrôlent pas et qui ne rapportent pas de pognon.

si nous ne faisons rien, nous finirons enchainés à des mots-clefs.

Lukas Zpira

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